1926 Deux générations d’artistes, peintres, sculpteur, architecte de renom en Belgique lorsque naît Jacques. C’est par le pinceau qu’il exprimera ses premières perceptions du monde.

1940
La guerre, il a 14 ans et c’est l’exode. Avec sa mère et son frère André, ils arrivent à Nice et s’installent au Négresco. Jacques suit les cours de l’Ecole des Arts Décoratifs, le dimanche il se rend à Grasse “à la recherche de la lumière de Fragonard”.

1945 Il se rend en Normandie, dessine le débarquement. Fin de la guerre, retour à Bruxelles. Longs séjours à Paris où il peint avec son frère Pierre et organise la première exposition importante sous le pseudonyme “Les frères Suros” (1947). L’année suivante il peint à Amsterdam.

1950 l’année mariale. Se rend à pied à Rome et consacre l’année à l’étude des anciens. Se fait enfermer une nuit dans la chapelle Sixtine afin d’analyser l’œuvre de Michel Ange ! Il vit de la vente de ses dessins.
Les années 50 il peint à Bruxelles - vie de bohême ; achète et vend de la peinture contemporaine, Magritte notamment, afin de subsister dans l’authenticité.

1959 Il se lance à la découverte de l’Espagne dont l’art médiéval le fascine tout particulièrement.
L’Espagne va l’enrichir intellectuellement et matériellement Ses fréquentes expéditions en camionnette le font entrer de plain-pied dans la vie espagnole, sa culture, son art. Les gitans le baptisent affectueusement “el loco”, la haute société apprécie sa nature de “caballero” ; tous cèdent volontiers l’objet qui semble d’ailleurs s’offrir spontanément à cet amoureux fou !
A Bruxelles, avec sa seconde épouse Isabelle; il ouvre une petite “boutique-théâtre” au 50 rue de Ruysbroeck qui devient très vite le lieu de rendez-vous des intellectuels et artistes.

En 1963 la construction du musée d’Art Moderne oblige le transfert au 20, rue E. Allard : toujours le Grand Sablon mais les locaux, plus vastes, permettent aussi l’exposition de ses œuvres.

1970 Il entreprend à Grasse, sur un terrain échangé contre un tableau, la construction d’une maison dessinée par lui en fonction de l’espace et lumière nécessaires à sa peinture.

A Grasse dès 1973 il consacrera chaque instant de ses quinze dernières années de vie à la réflexion, à la création et, en nous laissant une oeuvre dense, satisfera à ce qu’il croyait être sa mission : rendre aux générations qui suivent une part de ce bonheur si largement reçu de l’oeuvre d’art.

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