Igor Markevitch

 

Né à Kiev (Ukraine) le 27 juillet 1912 décédé à Saint-Cézaire (A.M.) le 7 mars 1983.

Activités :
Chef permanent de l'Orchestre des Concerts Lamoureux à Paris (1954-1961)
Directeur du Mai Florentin (1944 - 1946)
Chef permanent de l'orchestre Symphonique de Stockholm (1951-1955)
Fondateur et chef permanent de l'Orchestre Symphonique de Montréal (1955-1961)
Chef de l'Orchestre Philharmonique du Japon (depuis 1962)
Directeur à l'Opéra de Covent Garden (1954-1955)
Fondateur et directeur permanent de l'Orchestre de la R.T.V. espagnole (depuis 1965)
Directeur de l'Opéra de Monte-Carlo (1969-1973)
Directeur de l'Orchestre de Sainte Cécile à Rome (1972-1976)
Concerts avec les principaux orchestres et dans les festivals du monde entier.

Services rendus dans les activités sociales :
Comme pédagogue : Créateur des Cours de direction d'orchestre au Mozarteum de Salsbourg (1948-1956)
du Panamerican Course in Conducting à Mexico (1948-1956)
du Cours de direction au Conservatoire de Moscou (1963-1964)
à Madrid (1966-1968)
à Monte-Carlo (1968-1973)
à Weimar (1975)

Travaux et publications
Comme compositeur :

Une trentaine d'œuvres symphoniques, oratorios, musique de chambre) dont la publication intégrale a paru chez l'éditeur Boosey and Hawkes. (1983)
Serge de Diaghilev rencontra Igor Markevitch à Paris, chez Coco Chanel, il s’enflamma pour son jeune et brillant talent et lui commanda son premier concerto pour piano (1929)
Travaux littéraires :
" Introduction à la Musique"   Payot
"Point d’Orgue" (Julliard)
 "Made in Italy" (Julliard)
"Etre et avoir été" Mémoires (Gallimard 1980)

Musicologie :
" L’Edition encyclopédique des Symphonies de Beethoven" publiée pour la première fois en version française (Edition Van de Velde) 1982

Distinctions Honorifiques :
Officier de la Légion d’Honneur,
Commandeur des Arts et des Lettres,
Commandeur de l’Ordre du Mérite en Italie,
Officier de l’Ordre de l’Etoile du Nord de Suède,
Membre de l’Académie Royale suédoise,
Membre de l’Académie de Sainte Cécile (Rome)
Membre de l’Académie Européenne des Sciences, des Arts et des Lettres,
Commandeur de l’Ordre de Léopold II de Belgique 1982

 

Exposé détaillé de services :
En Belgique :

Présence régulière durant 50 ans, soit comme compositeur, soit comme chef d’orchestre.
Création de : La Sinfonietta,
Le Paradis Perdu,
Le Nouvel Age,
Important apport aux Jeunesses Musicales belges ; notamment, au début des années 1950, présentation commentée du Sacre du Printemps de Stravinsky et de la 9e symphonie de Beethoven répétée sept fois devant 16000 jeunes.
Nombreux enregistrements avec l’Orchestre National de Belgique.
Conférences dans toute la Belgique y compris chez les mineurs du Borinage.

En France :
Innombrables exécutions de compositeurs français de toutes les époques dans le monde entier, (de Rameau à Boulez)
Enregistrement dont d’importantes « premières » comme « les Choéphores » de Darius Milhaud (Grand Prix du Président de la République) : les principaux ballets français pour les Ballets Russes ( Auric, Poulenc, Sauguet, Satie, Milhaud) et nombreuses œuvres de Berlioz, Bizet, Gounod, Debussy, Ravel.
Une dizaine de Grands Prix du Disque pour la musique française.
Nombreux chefs d’orchestre français formés à son école.
Tournées à l’étranger avec l’Orchestre Lamoureux notamment aux Etats Unis.
Comme compositeur, œuvres sur des textes français, dont « Cantate » avec Jean Cocteau, « Le Paradis Perdus » (oratorio) etc..

En 1982 une Fondation Culturelle, déjà acceptée par la Fondation de France était en voie de formation.
Elle devait consister en cours d’ hiver, une académie d’été pour laquelle une salle était projetée. La Fondation représentait une donation de bâtiments possédés à Saint Cézaire (A.M.) et de leur contenu (œuvres d’art, bibliothèques, enregistrements de musique, etc.).
Jacqueline Picasso avait largement contribué à fournir les fonds.
En 1982, Jacques Courtens peignit deux portraits du Maître et exécuta 32 dessins d’après des croquis pris pendant les répétitions du Sacre du Printemps, destinés à la future Fondation. (Ces œuvres firent l’objet d’une exposition à la Villa-Musée Fragonard à Grasse en août–septembre 1993 à l’occasion du dixième anniversaire de sa disparition).
Igor Markevitch décéda en mars 1983, à Antibes, d’une crise cardiaque, après une dernière tournée au Japon, à Moscou, Saint-Pétersbourg et Kiev, sa ville natale.  Il s’était fait accompagner à Moscou et Saint-Pétersbourg par le fils adoptif de Jacques Courtens, Jacques Dandoy, photographe, bien connu en Principauté.  De nombreuses photos de ce dernier voyage restent disponibles et s’ajoutent à celles exécutées en octobre 1982 à Monaco, lors d’un dernier concert, comprenant « Psaume » pour soprano et orchestre de Markevitch, à l’occasion des 70 ans du Maître.